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Mettez de la créativité dans vos projets : le brainstorming

Par le 3 août 2015

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Que ce soit pour imaginer un nouveau produit ou service, résoudre une difficulté technique dans un projet, résoudre un désaccord… la créativité est un allié puissant de la conduite de projet.

Je vous propose aujourd’hui de découvrir un de ses outils les plus médiatisés, et souvent le moins bien utilisé : le brainstorming !

Notre cerveau est la Bastille, et le brainstorming va le prendre d’assaut !

Petit arrêt sur image sémantique. L’expression Brainstorming est la combinaison de « brain »,  le cerveau,  et de « storming », la prise d’assaut d’une position militaire par un commando ou un ensemble de combattants (comme on le retrouve dans « The Storming of the Bastille », la Prise de la Bastille).

Beaucoup de traductions plus ou moins heureuses ont été proposées : remue-méninges, tempête sous un crâne, cervorage (cerveau et orage), giboulée d’idées, etc. Mais en imaginant que  « storming » signifie « orage » ou « tempête », elles peinent à restituer la réalité de cette pratique : il s’agit ni plus ni moins que d’une prise d’assaut du cerveau et des idées préconçues qu’il abrite.

Comment s’organise l’attaque ?

L’hypothèse d’Osborn, son créateur (Source : Alex Osborn « Applied Imagination: Principles and Procedures of Creative Problem Solving »), est que l’application de 4 règles fondamentales, synthétisées par l’acronyme CQFD, permet à un groupe de produire, en un temps limité, des idées originales :

  • Censure interdite (y compris l’autocensure) ;
  • Quantité d’idées exigée : le postulat d’Osborn est que la quantité doit précéder la qualité (dit autrement: c’est parce que nous aurons sorti des dizaines de wagonnets d’idées de la mine que nous pourrons trouver quelques pépites);
  • idées Farfelues accueillies avec bienveillance ;
  • Démultiplication (rebondir et construire sur les idées des autres, les combiner entre elles).

Organiser un brainstorming dans votre projet

Il est important de dissocier deux temps distincts dans la mise en oeuvre d’un brainstorming  :

1. Production d’idées sans jugement de valeur :

  • Noter toutes les idées sur un support visible afin que les participants les aient en permanence sous les yeux.
  • Limiter le temps de production : 5 à 45 minutes en fonction du problème à traiter.
  • Rappeler et afficher les règles C.Q.F.D. dès le début de la séance et s’assurer que tous les participants les ont bien comprises.
  • Clarifier le problème posé aux participants, par exemple à l’aide de l’outil SCORE, et le reformuler sous forme de question : « Comment faire pour… ? »

2. Critique, évaluation et sélection des idées proposées :

  • Trier les idées lorsque la production de ces dernières est terminée.
  • Sélectionner et approfondir quelques idées : enrichir et préciser ces idées, tout en conservant ce qui fait leur originalité.
  • Choisir les idées qui feront l’objet d’une exploitation après la séance.

Pour en savoir plus sur cet outil de créativité, et en découvrir de nouveaux :

bao-creativite

 

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Fabien RAYNAUD Il y a 3 années

Je partage tout à fait le point de séparer en deux étapes distinctes celle de la collecte/recueil (là où les idées des uns peuvent donner des idées aux autres) et celle de la synthèse et du rassemblement.

Conseillez-vous de faire ces 2 étapes l’une après l’autre dans la même session ou plutôt d’avoir deux sessions distinctes et donc de revenir quelques jours après avec toutes les idées de tout le monde pour les regrouper / synthétiser / apporter des commentaires ?

Faire tout en une seule fois demande du temps, et les gens risquent d’être lassés durant la phase de synthèse (d’autant plus si la phase de recueil a été productive d’idées à tout va). Faire en deux fois présente par contre l’inconvénient de se remémorer des idées (très) brièvement partagées quelques jours auparavant.

Fabien RAYNAUD
http://www.FabienRaynaud.com

Répondre
    François Debois

    François Debois Il y a 3 années

    @Fabien : je recommande pour ma part de le faire en 2 étapes, car le processus créatif individuel a besoin d’un temps « d’incubation » pour digérer les premières idées formulées, et favoriser les rencontres insolites entre ces idées et des solutions existantes. Ce processus d’incubation peut prendre des formes très différentes en fonction des individus : marcher, courir, aller nager, prendre un bain… et il correspond à un passage à l’inconscient (on ne travaille plus de façon consciente sur le sujet créatif, mais on a néanmoins l’impression que ça travaille dans l’arrière-boutique).

    AXEL Il y a 2 années

    Bonjour FABIEN je ne partage qu’a moitié ta position car s’il est vrai qu’en faisant un BRAINSTORMING en une étape cela peut être fatigant pour certain participants.toutefois,cela offre l’avantage aux participants d’améliorer,d’affiner ce qu,ils ont dit plus haut. En ce sens le faire en une fois constitue plutôt une source d’information additionnelle.

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