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Trouver la direction commune dans le projet

Par le 12 octobre 2015

Jusqu’à la révolution de 1789, la France était un pays composé, à l’intérieur de la royauté, de nombreux territoires jalousement défendus par des barons, ducs, marquis et autres comtes.

Chaque territoire – qui correspondrait maintenant à une commune, un département ou une région – avait ses modes de fonctionnement propres : ses lois, ses impôts, ses infrastructures, etc. Notamment, il y avait un nombre important de mesures très disparates, mesures de longueur, de masse, de volume ou de poids. Même quand il y avait un même nom, cela ne correspondait pas toujours à la même valeur (exemples : l’once, le pied, la coudée).

Il a fallu la révolution et un certain nombre de décisions pour, enfin, uniformiser les mesures. C’est ainsi qu’il fut décidé de la longueur précise du mètre.

On retrouve au 36, rue de Vaugirard, à Paris, un mètre dont voici la photo.12

Trouver la direction commune dans le projet

A côté, une plaque indique :

« La Convention nationale, afin de généraliser le système métrique, fit placer seize mètres étalons en marbre dans les lieux les plus fréquentés de Paris. Ces mètres furent installés entre février 1796 et décembre 1797. Celui-ci est l’un des deux derniers qui subsistent à Paris et le seul qui soit encore sur son site originel. »

Quel est le point commun avec le management de projet ?

Une des spécificités de la conduite de projet est de rassembler des individus d’horizons différents pour parvenir à réaliser une œuvre commune.

Faire travailler ensemble un marketeur, un RH, un développeur, un technicien… est quelquefois difficile. Chacun vient avec sa vision du monde. Vous en avez déjà vu une magnifique illustration dans ce blog.

Si votre équipe projet n’est pas convaincue de la variété des approches, faites l’exercice suivant :

Quand vous serez en réunion, proposez-leur de faire un test. Demandez-leur de se lever puis de s’écarter les uns des autres suffisamment pour ne pas se gêner. Ensuite, demandez-leur de fermer les yeux (Ajoutez : « Rassurez-vous, il ne vous arrivera rien ! »). Quand tout le monde a les yeux fermés, demandez-leur de lever un bras en direction du nord après leur avoir proposé quelques instants de réflexion et de concentration, tout en gardant bien les yeux fermés. Une fois que c’est fait, demandez-leur de rouvrir les yeux tout en gardant bien leur bras levé. L’effet est spectaculaire, les bras vont dans tous les sens !

Si l’on part dans une direction, il y aura toujours au moins une personne qui s’interrogera sur la pertinence de ce choix !

Il est facile ensuite de regarder notre bonne vieille appli sur smartphone qui nous donne le nord… mais est-ce vraiment là le sujet ?

Pour notre projet, bien sûr nous avons un cadre, un cahier des charges, des limites dans lesquelles œuvrer, mais il y a toujours des moments où des choix sont à faire, des solutions sont à choisir et beaucoup de situations humaines sont ainsi : même a posteriori, si nous avions opté pour une autre solution, quel résultat aurions-nous obtenu ? Avons-nous fait les bons choix ?

Bref, l’incertitude existe, les visions sont différentes, chacun a toutes les raisons de croire que sa vision est la bonne. Alors, comment faire ?

Une direction commune

Pour revenir à l’exercice de groupe, profitez de cette situation pour faire un peu de pédagogie. Il est intéressant, par exemple, de définir nous-mêmes, tous ensemble, ce qu’est le nord. Et qu’importe, finalement, ce que dit la boussole. Il ne s’agit pas, bien entendu, de redéfinir des conventions, mais de s’entendre ensemble sur ce que l’on veut, sur le sens des mots, sur la valeur à accorder aux choses.

Par exemple, il nous faut « trouver une grande salle au plus vite pour accueillir un groupe de visiteurs », cela nous paraît une consigne claire, non ?

En réalité : Grande : combien de m2 ? Au plus vite : d’ici la fin de la semaine ? Avant demain ? Groupe : 5, 10, 50 personnes ? Visiteurs : professionnels, étrangers, clients, prospects ? Et même pour « accueillir », nous n’avons pas tous le même sens de l’accueil…

On voit bien tout l’intérêt de définir les idées derrière les mots utilisés, que ce soit avec les clients, le sponsor, les utilisateurs, l’équipe-projet, etc. C’est une des forces majeures des méthodes agiles qui, par leurs ajustements progressifs, permettent de clarifier les malentendus.

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Fabien RAYNAUD Il y a 5 années

En même temps que la vision commune, il faut que chacun ait bien en tête l’objectif GLOBAL du projet. Ensuite cet objectif peut se décliner différemment selon chaque service, mais il est effectivement crucial que tout le monde sache l’endroit exact où on veut aller.

Fabien RAYNAUD
http://www.FabienRaynaud.com

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