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Gestion multi-projets : accumulez les petites victoires pour entretenir votre Sentiment d’Efficacité Personnelle

Par le 9 mai 2016

Lorsqu’on évolue dans un environnement multi-projets, on a parfois l’impression de ne pas avancer, de patiner, de refaire plusieurs fois la même chose… Et malheureusement, cette impression impacte notre efficacité, ce qui nous rend encore plus amer… c’est une spirale infernale.

Autrement dit : Ne pas avancer fatigue !

Hors, pour entretenir son capital énergie sur le long terme, il faut nourrir son sentiment d’auto-efficacité.

chat lion

Le sentiment d’auto-efficacité

Pour Albert BANDURA, le système de croyance sur son auto-efficacité, ou sentiment d’efficacité personnelle (SEP), est au fondement de la motivation, du bien-être et des accomplissements humains. Pour lui, si les gens ne sont pas convaincus qu’ils peuvent obtenir les résultats qu’ils souhaitent grâce à leur propre action, ils auront peu de raisons d’agir ou de persévérer face aux difficultés.

Le sentiment d’efficacité ne consiste pas seulement à savoir ce qu’il faut faire et à être motivé. Il s’agit plutôt d’une forme de monitoring de soi, et d’action sur soi pour créer les conditions de l’efficacité.

Les 4 sources du sentiment d’efficacité :

chat fitness

1. Les expériences actives de maîtrise : il s’agit des performances antérieures, des succès et des échecs. Cela consiste à se fixer des objectifs dans sa zone d’influence et rapidement atteignables, qui vont favoriser notre motivation. Exemple : je me fixe pour ma part l’objectif de livrer 2 choses utiles dans la journée. La prise de conscience de cette livraison en fin de journée est extrêmement stimulante. A contrario, si je cumule trop d’objectifs et que je ne les atteins pas, je risque de dégrader mon SEP.

renard

2. Les expériences vicariantes : il s’agit de la comparaison « sociale », avec nos pairs. Observer la réussite ou l’échec d’autres personnes dans une tâche ou un projet peut jouer sur le sentiment d’efficacité d’un individu par rapport à cette tâche, surtout si ces personnes partagent avec lui un certain degré de similitude qui favorise le processus d’identification. Exemple : rechercher un benchmark sur la manière de travailler des autres chefs de projet/acteurs projet, et expliciter ce qu’ils font mieux et moins bien que moi. Il convient de noter que cette comparaison sociale est surtout efficace si l’objectif de la tâche ou du projet est présenté comme une occasion de développer ses compétences ou habiletés.

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3. La persuasion verbale : il s’agit des feed-back évaluatifs, encouragements et avis de personnes qui sont signifiantes pour nous (notamment, là encore, nos pairs). Les individus sont sensibles à la perception de leur compétence qu’ont leurs pairs, et leur propre évaluation reflète en partie ces perceptions.  Exemple : accueillir avec beaucoup de bienveillance les feed-back qui vous sont proposés spontanément, et solliciter des feed-back régulièrement. Cela peut se faire au terme d’une réunion d’avancement, et surtout à la fin du projet.

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4. L’état physiologique et émotionnel : il s’agit de l’évaluation de nos capacités, en nous basant sur les informations transmises par notre état intérieur. Exemple : faire un point régulièrement avec soi-même pour évaluer son degré de stress et d’eustress, et s’autoriser des « crises de calme » pour reprendre pied en cas de surchauffe.

La conjugaison de ces 4 sources doit nous permettre de cultiver notre Sentiment d’Efficacité Personnel au quotidien, et donc de gagner en efficacité sur l’ensemble de nos projets.

Et vous, comment faites-vous pour entretenir votre SEP ?

 

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Fabien RAYNAUD Il y a 3 années

L’objectif visé doit resté motivant.
Il faut avoir mis en place un plan d’actions qui permet justement de constater que l’on avance pas à pas. Alors, oui, surement parfois (souvent ?), on trouve que cela ne va pas assez vite. Dans ce cas, il faut essayer de voir ce qui bloque / ce qui ralentit (pas assez de ressources, trop de projets en parallèle). Mais dans tous les cas, cela rassure de voir que les choses avancent vers l’objectif final.

Cordialement,
Fabien RAYNAUD
http://www.FabienRaynaud.com

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ISABELLE SORGNIARD Il y a 3 années

Bonjour François
Ton sujet tombe à pic !
Je suis justement dans cet étât d’âme et avais des difficultés à le verbaliser pour le communiquer à ma hiérarchie lors de mon évaluation annuelle.
Alors merci pour cette synthése pleine d’humour comme à chaque fois !
Une bouffée d’oxygéne.
Isabelle

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    François Debois

    François Debois Il y a 3 années

    @Isabelle : merci pour ton feedback, et en avant pour accumuler les petites victoires!
    Bien à toi
    François

Sabrina Colard Il y a 3 années

Je me fixe X objectifs par jour et c’est ce qui me permet d’avancer et de tenir le cap et tenir mes jalons.
Récemment j’ai appris à m’autoriser des crises de calme en prenant le temps d’aller au sport le midi même si j’ai X choses à produire. Et bien figurez-vous qu’après mes 30 min d’elliptique je suis encore plus efficace car j’ai l’esprit clair et je vois tout sous un autre angle.

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    François Debois

    François Debois Il y a 3 années

    @Sabrina : merci pour votre témoignage, qui montre l’importance de ces pauses pour nous remettre en énergie (pour ma part, je vais courir 4 fois par semaine, et je suis extrêmement productif après chacun de ces moments sportifs).

Patrick Rémont Il y a 2 années

En matière de « décrochage » je propose également la relaxation, préambule nécessaire au sommeil et plus particulièrement au « napping », ces micro-siestes de 7 à 10 minutes qui permettent de ressourcer les capacités intellectuelles, de faire baisser la tension et la confusion issues d’une sur-activité. Je travaille sur ces sujets avec des médecins spécialistes des troubles du sommeil, des rythmes biologiques et du bien-être au travail. Les exemples sont nombreux dans la vie professionnelle, et les mentalités changent peu à peu : de plus en plus d’entreprises facilitent aujourd’hui à leurs salariés l’accès libre à des endroits calmes pour vivre mieux ces moments bénéfiques en réponse à l’intensité des sollicitations.

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    François Debois

    François Debois Il y a 2 années

    @Patrick : merci pour ce conseil de relaxation complémentaire. Il devient de plus en plus vital de surveiller notre chronobiologie pour faire coïncider certaines séquences de travail avec des moments où nous sommes en énergie… et prendre un temps de pause quand cela est nécessaire !

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