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L’équipe, un critère essentiel pour choisir une approche projet

Par le 29 octobre 2019

Quelle est la meilleure approche pour mener un projet ? Pour choisir celle qui vous correspond le mieux, plusieurs facteurs sont à prendre en compte (les caractéristiques intrinsèques au projet ainsi que la maturité de la gouvernance et des clients). Dans ce dernier article, passons en revue les critères liés à l’équipe et au chef de projet (compétences, disponibilité, localisation…).

équipe projet

Critère #12 : une équipe dédiée au projet et stable

Une équipe dédiée à temps plein au projet est une clé de succès pour mettre en œuvre le mode agile.

Le mode prédictif est moins exigeant quant à la stabilité de l’équipe dans la durée. La raison ? On décrit, spécifie et planifie les tâches.

Si l’équipe projet n’est pas disponible à temps plein sur le projet, il faudra mettre en œuvre des dispositifs adaptés. Si vous voulez intégrer de l’agilité dans votre projet, organisez des « boot camp » ou des temps réservés.

équipe projet

Critère #13 : possibilité de colocalisation de l’équipe

Une équipe colocalisable en physique est une condition essentielle pour fonctionner complètement et efficacement en agile « pur ». L’équipe peut aussi travailler en virtuel si elle a des moyens de communication performants.

Le mode prédictif tire aussi bénéfice de la colocalisation. Cependant, il est moins exigeant sur ce point car il nécessite moins d’interactions. Par exemple, le « comité projet » n’aura qu’à se réunir une fois par semaine quand la « pizza team » se réunira quotidiennement.

Si l’équipe projet ne peut pas être colocalisée, il faudra mettre en œuvre des dispositifs adaptés pour intégrer de l’agilité. Les rencontres physiques devront être régulières et les dispositifs de communication efficaces au quotidien : visio ou vidéo-présence, kanbans digitaux…


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Critère #14 : niveau de formation et d’accompagnement des équipes agiles

La plupart des membres d’équipe projet issus des projet traditionnels en mode prédictif agissent dans des cadres de fonctionnement structurés : rôles et responsabilités définis (ex : matrice RACI…), responsabilités souvent limitées à un lot ou livrable…

Ce mode prédictif est donc très prescriptif pour les membres d’équipes projet. Pour certains, cette approche rassure car elle est très cadrée. Chacun est attendu sur un livrable précis dans un délai donné.

Au contraire, les équipes agiles se basent sur un principe d’auto-organisation tout en suivant un fonctionnement très « processés » (exemples : rituels, rôles … dans Scrum ou Safe®) et « outillés » (exemple : backlog produit, planning poker …). Pour fonctionner en agile, les membres de l’équipe doivent donc être formées aux valeurs, principes et règles de fonctionnement.

Si une équipe est peu expérimentée au mode agile, il est nécessaire qu’elle soit accompagnée d’un coach agile. En complément du Scrum master, il va guider l’équipe et l’aider régulièrement au démarrage puis plus ponctuellement dans la durée.

Critère #15 : niveau d’expertise de l’équipe projet

Les équipes agiles sont très autonomes. Leur niveau d’expertise doit donc être élevé sur l’ensemble du spectre d’expertise nécessaire au projet.

Ainsi, un niveau d’expertise insuffisant peut potentiellement engager l’équipe agile dans des situations problématiques. Par exemple, des équipes qui n’ont pas le niveau d’expertise requis peuvent être amenées à refaire de nombreux travaux (« rework »). Ils n’ont sans doute pas été suffisamment épaulés par des experts et sont restés éloignés des « pizza teams ».

En revanche, en mode prédictif, le niveau d’expertise peut être moins crucial. Les membres d’équipe projet peuvent souvent être aidés plus facilement par leurs métiers respectifs. En effet, les membres d’équipe projet conservent souvent des liens forts avec leurs métiers d’origine. Cela s’avère utile quand les contributeurs sont « juniors » et ont besoin de support plus important.


A découvrir >> notre panel de formations en gestion de projet


Conclusion

Au travers de cette série de 4 articles, nous avons passé en revue une quinzaine de critères qui permettent d’analyser les risques et opportunités d’un projet vis-à-vis des approches prédictives ou agiles.

Cette analyse permet d’identifier quelles sont les pratiques les plus adaptées à son projet. A l’évidence, tout est question du « bon réglage » pour combiner le meilleur des deux approches.

Nous verrons dans de prochains articles quels sont les leviers pour effectuer ces « bons réglages » permettant de tirer le meilleur parti de l’hybridation !

Pour mixer les deux méthodes projets, je vous propose la formation Cegos Gestion de projet : gagner en agilité avec une approche hybride

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